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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 11:26

nuits-de-noces-casterman.jpgBon sang que je suis déçu! Mais déçu, mais qu'est-ce qui leurs à pris à Casterman? Ils font du bon boulot normalement! Je sais pas ce qu'ils ont fumés mais s'il y avait une volonté de plomber un ouvrage dès sa sortie, ils n'auraient pas pû mieux s'y prendre! Mais quelle mouche perverse les a piqué pour qu'ils veuillent sortir un ouvrage de cette dessinatrice en version colorisé? (Et moche en plus!). On dirait que la mise en couleur a été torché par un stagiaire en photoshop de premier trimestre, c'est gerbant! Avec des faux effets lumières que même les plus mauvais coloristes type "Jungle" n'aurait jamais osé! (Et pourtant y'a du lourd!). C'est d'autant plus dommage que la BD en elle-même est loin d'être mauvaise, je me faisais d'ailleurs une joie de retrouver l'univers poétique et sensible de Kim Dong-Hua, ses portraits touchants de femmes de la Corée du début du XXeme siècle, la découverte de la sexualité et de la sensualité déjà évoqué avec délice et délicatesse dans Une histoire couleur terre (paru également chez Casterman mais en noir et blanc cette fois), l'histoire de Nuits de Noces évoque en effet la découverte de la sensualité d'une jeune femme mariée très jeune et veuve dès les premières années de son mariage et la redécouverte de la sexualité 40 ans après alors qu'elle est devenue une vieille femme aux cheveux blancs. Ce thème original méritait un traitement de faveur, pas ce salmigondis immonde de couleurs cradingues! C'est tellement moche qu'on arrive pas à faire abstraction, on reste à pleurer des larmes de sang devant tant de gâchis! C'est raté et c'est d'autant plus dommage que cet auteur a un réel talent, sacrifié sur l'autel de la colorisation désastreuse. Je ne peux que vous conseiller de découvrir le bel univers de cet artiste avec ses anciennes oeuvres comme La mal-aimée et Une histoire couleur terre, qui eux ont été publié en noir et blanc, y'a des livres s'ils ne sont pas en couleur, c'est qu'il y a une raison, b... de Me...!!!!! A moins que ce ne soit une volonté de l'auteur? En ce cas, j'en pers mon latin.

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:50

201209-23prostituees_c.jpgVoilà une bd qui fait couler beaucoup d'encre en ce moment, pas de raison pour que j'ajoute pas mon petit grain de sel... En même temps ça m'embête un peu de dire du mal d'une BD de chez Cornélius vu que c'est quand même une excellente maison d'édition à qui l'on doit notamment la somptueuse édition de "La crème de Crumb", qui àlui seul mériterait qu'on considère cette maison d'édition comme la plus importante de ces dernières années en matière de BD underground. Mais là les gars, l'underground c'est bien joli mais si c'est pour éditer des récit aussi peu intéressant dans la forme et aussi simpliste dans le fond, je suis pas sûr que ça en vaille la peine. "23 prostituées" raconte par le menu, la relation de Chester Brown avec des prostituées donc, il dresse une sorte de catalogue des jeunes femmes, montrent de manière clinique les rapports ainsi que ses discussions avec ces dernières ou encore ses amis qui désapprouvent son recours au "plus vieux métier du monde". Jusque là rien à dire, le sujet est intéressant, d'autant que les témoignages de client sont forts rares et c'est en cela que l'exercice aurait pu être vraiment novateur mais voilà, ça l'est pas du tout!En réalité ce roman graphique est uniquement fait pour dédouaner l'auteur pour son recours à la prostitution. Si je résume le bonhomme: en gros, les relations amoureuses ça fait trop mal quand ça se finit (pov'chouchou va!) autant avoir recours à la prostitution, au moins en payant les filles y'a pas de lézards, on a ce qu'on veut sans s'encombrer d'une relation. Moui... Tu m'étonnes qu'il a des problèmes relationnels le monsieur avec un raisonnement pareil. Chez Chester Brown, les prostituées (ou plutôt escorts) sont plutôt contentes de leur sort et non sujettes à l'exploitation, d'ailleurs aucunes ne s'est plaintes à lui quand il les interrogeait si ça c'est pas une preuve! (Bon moi je sais pas, mais je vois mal une prostituéedirent au client avec qui elle vient de coucher "Putain j'ai vraiment un boulot de merde et ouvrir les cuisses pour des inconnus c'est vraiment l'enfer:" je pense que pour faire fuir la clientèle y'a pas mieux mais bon...), bref, d'après M. Brown, la prostitution est la panacée des relations hommes/femmes. Bon, c'est son point de vue, pourquoi pas, on est en démocratie, du coup je peux de mon côté dire que c'est une complète connerie. A dire vrai, ce bouquin ne m'aurait pas autant énervé si l'auteur se contentait juste d'exposer son point de vue sans essayer de me prouver par A+B à quel point il avait raison et à quel point ceux qui pensent le contraire sont des rétrogrades réactionnaires et coincés. Et vas-y que je te démontre à la fin de l'ouvrage par des arguments plus ou moins fumeux, les objections du lecteur ou celui des féministes anti-prostitution, et vas-y que je fais des raisonnements à l'emporte pièce pour démonter les objections de mes potes... Bref, à force d'essayer de nous faire comprendre qu'il n'est pas un sale type (ce dont on a jamais douter pépère, là n'est pas le propos), l'auteur fini par nous agacer au plus haut point. Quand au graphisme, , c'est sans doute voulu par l'auteur mais c'est assez morne. On se retrouve face à des petits épisodes, assez semblables les uns les autres, décrivant par le menu, les choix de l'auteur et les relations qui en découlent, saluons quand même le fait que le récit ne tombe jamais dans le graveleux, c'est clinique et c'est sans doute la meilleure manière de décrire les choses sans tomber dans l'érotisme ou la sexualité exacerbé ce qui aurait nuieau propos. Mais bon sang que c'est morne et lent tout ça! Sous prétexte que c'est du roman graphique, on fout aucun effet de style ou de mise en scène, c'est d'un plat, d'un long! Bref, si vous voulez une vrai bonne bd sur les réalités de la prostitution, sans fard mais sans misérabilisme, lisez "Jeanine" de Mathieu Picard, parce là c'est vraiment raté, la volonté de l'auteur de nous prouver la saineté de sa démarche nuis totalement au fond qui mérite pourtant une discussion sérieuse et sans hypocrisie. Pour ou contre la prostitution, là n'est pas le débat, la question est surtout comment éviter ce genre d'oeuvre qui sous couvert d'objectivité, tente de vous faire avaler n'importe quoi.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:38

confessions-d-une-glitter-addict-diglee_6.jpgRaaah, une bonne petite critique incendiaire! Ca faisait longtemps, ça me manquait! Non mais y'en a marre de faire l'éloge de mecs et de femmes exceptionnels aux talents multiples, de devoir se dire que bon sang mais jamais on arrivera à l'ombre de leurs gros orteils, même quand ils ne font pas dans le meilleur d'eux-mêmes, bref y'a tout plein d'auteurs talentueux sur cette planète, pourquoi m'obstinerais-je à m'occuper du cas de cette chère Diglee, qui en soit à part être responsable de l'arrachage de malheureux arbres pour imprimer son... truc (désolé je peux pas dire livre le terme me paraît un peu trop élogieux pour parler de ce que produit la demoiselle), qui d'apparence ne fait pas grand chose d'autre que de raconter son quotidien (inintéressant) et ses goûts pour la mode dite "pointue" (entendez par là je m'habille comme un petit poney sous acide mais tu peux pas comprendre c'est "Môôôôôôde"), bref elle ne fait rien de mal la donzelle, c'est pas passionnant (mais alors pas du tout), c'est pas forcément mal dessiné (reconnaisons lui au moins ça) et raconter son quotidien y'en a d'autres qui le font (mais avec plus de talents néanmoins). Non ce qui me fait bouillir avec ce genre de production, c'est l'apparition de la BD dite "de filles" (ou girly pour les intimes), alors vous me direz : Ouais mais c'est bien les filles qui font de la BD y'en a pas beaucoup avant". Je vous répondrais que déjà en fait non, c'est juste qu'on en parlait moins vu que c'était un univers plûtot masculin (et toujours un peu encore il est vrai), mais des dessinatrices et des scénaristes femmes y'en avait déjà, et en plus pardon mais résumer les auteurs bd féminines à ça???? Bon déjà, ça me gonfle sévère que l'on fasse des niches du genre: BD pour hommes (avec barbares filles aux gros nibars et grosse népée phalique en couv') et BD de femmes (avec une fille habillé trop mode en couverture qui fait "Hihi rooh là là j'ai abusé des macarons trop loool"), j'exagère? A peine, malheuresement, en foutant en avant des dindes qui se lamente sur les louboutins qu'elles n'ont pas obtenus ou sur les 300 grammes qu'elles ont pris aux fesses, l'édition BD résume donc les préoccupations des femmes à deux trucs, le shopping et leurs bourrelets et ça commence à me pomper l'air, et y'en a de plus en plus de ces machins! Ca pollue les tables des librairies et ça pullule sur le net. Alors vous me direz, si ça n'avait pas autant de succès ça serait pas édité, c'est vrai là aussi malheureusement. Que des filles se ruent sur ces trucs décérebrées, je peux comprendre vaguement quand il s'agit du net, ça coûte rien et des fois ça fait du bien de se vider la tête parfois mais de là à dépenser 15 euros pour ça? Putain (voilà ça y'est je deviens vulgaire...)mais gardez vos sous pour vous achetez autre chose! Je sais pas moi, si vous aimez tant la mode gardez vos sous pour vous achetez une jupe ça vous sera plus utile! Non en fait je sais pourquoi ça a été édité, c'est pour les messieurs qui se disent "ha ma meuf elle aime pas la BD (normal c'est une fille) j'va lui acheter une bd fille alors, un truc qui parle de fringue et de mecs trop beaux comme ça elle pourra lire sa bd pendant que je regarderais mon grand prix de tunning en rôtant de la bière sur le canapé après qu'elle m'ait fait à manger" (je caricature? à peine plus que ce que ce l'édition de BD actuelle veut nous vendre). En gros, c'est un truc fait pour bien faire la différenciation des sexes, manquerait plus que les messieurs se mettent à aimer faire le ménage et les filles à boire de la bière non mais vous vous rendez compte? L'anarchie mes braves amis! Bref tout ça pour dire que ça m'agace, je SAIS, c'est juste un machin commercial parmi tant d'autres, y'a pas que Marabulles pour faire de la BD ciblée ,je SAIS tout ça bordel, je sais aussi que ça n'empêche pas des talents telles que Lisa Mandel et Anne Simon de se faire leurs trous dans la BD sans être classifié tout de suite "Blondasse décérébrée", mais chaque fois qu'on essaye de coller les gens dans des petites cases selon leurs appartenances sexuelles, leurs goût, leurs professions, leurs origines ou même leurs religions, ça me fait sortir de mes gonds désolé, à quand la bd sur les hommes qui aiment bricoler ou les filles qui aiment les dauphins (comment ça, ça existe déjà? au secours!). Le féminisme ne passera pas par Diglee, ça serait pas si grave si ça se vendait pas aussi bien, et que pleins de gens bien pensants qui adore les petites cases bien rassurantes n'en faisait pas l'apanage de la BD dite "au féminin" (que le c..... qui a inventé ce terme se dénonce que je lui enfonce mon côté féminin dans la tronche à coup de batte)... Raaaaaah ça va mieux! Voilà c'est dit, ça soulage, reprise d'article moins hargneux la semaine prochaine, promis.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 12:24

album-cover-large-15066Voilà le type d'ouvrage qui laisse un goût amer parce qu'il prouve qu'il ne suffit pas d'avoir deux bons auteurs pour faire une bonne BD. Sur le papier ça paraissait impeccable, Boulet et son univers génialement foutraque et Pénélope Bagieu et son trait rond et efficace, mais comment dire? Bin vous voyez, c'est un peu comme si vous mettiez ensembles du chocolat et des olives aux anchois (j'adore les olives aux anchois) , c'est vachement bon pris chacun de son côté mais si vous mélangez les deux vous allez faire une drôle de tronche. Là c'est un peu pareil, ça fonctionne pas, bon c'est pas mauvais disons, j'ai lu pire mais vu les pointures, je sais pas je m'attendais à beaucoup mieux. Peut être que j'en attendais trop.Bon un mot rapide de l'histoire, une jeune femme se réveille sur un banc et s'apperçoit qu'elle a totalement perdu la mémoire. Rien, la page blanche (d'où le titre...), elle va donc tenter de retrouver son histoire tout en le cachant aux gens qui semblent la connaître. Là encore, un idée rigolote, avec en toile de fond le problème de l'uniformisation de la pensée, une idée chère à boulet, mais ce genre d'histoire qui aurait pû faire une excellente nouvelle, tombe à plat dans une BD de 200 (!) pages. Rebondissement poussifs et dessins ultra minimalistes on a l'impression que les auteurs ont plutôt bosser dans le remplissage de page plutôt que dans un scénar qui tienne un peu la route. Si ce n'est la pirouette finale relativement amusante, le reste se lit sans y penser et s'oublie tout pareil. C'est d'autant plus frustrant que Pénélope Bagieu avait prouvée avec Cadavre exquis , histoire inventive et acide, qu'elle était capable de pondre autre choses que de gentils petits dessins girly, et que Boulet... Bin c'est Boulet quoi, la star de la blogosphère et son dessin génial et ses idées farfelus et son humour incomparable. D'où le sentiment de gâchis devant ce truc sans saveur. Et pourtant dieu sait si j'étais dans de bonnes dispositions en le lisant, j'ai même essayé de me convaincre à la fin de ma lecture (j'ai eu toute une conversation d'une confondante mauvaise foi avec un collègue qui l'avait lu aussi, "Franchement, avoue c'est bof non?"

-Mais pas du tout, c'est juste un peuuu léger c'est tout mais c'est efficace

-Non mais sérieusement, ça tient pas...

-Mais tu comprends pas c'est BOULET

-Oui mais...

-C'est BOULET!!!!

-Mais le scénar...

-C'est BOULET!!!! tu la fermes et tu savoures (même si ça le goût de rien))

Bref tout ça pour dire: tout ça pour ça? Ca n'a pas empêché la BD de très bien se vendre, sans doute justement parce que c'est Bagieu et Boulet du coup ça sent un peu l'opération marketing,et perso je suis un peu mal à l'aise face à ce coup de pub, d'où le goût amer.

Raté c'est vraiment raté et ça me fait mal au bide de l'écrire...

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:02

Oui alors Coben, parlons-en, il nous sort depuis 15 ans son thriller de l'année, polar de gare, qui se lisent comme ils s'oublient... Bon je suis mauvaise langue, Ne le dis à personne était assez honnête, intrigue rondement mené, et dénouement suffisament crédible pour que ça marche. Bon bah là avec Peur Noire c'est pas la cas... Voilà le contre exemple donc je voulais vous parler: en matière de polar, suffit pas de mettre un serial Killer pour faire un bon truc et ce roman en est la preuve. Soit un Héros (oui je mets un H majuscule parce que c'est le Héros couillu par excellence), beau intelligent, toujours une réplique ironique aux lèvres, surtout quand il a un pistolet collé dans les côtes ('tain le mec! moi ça serait plutôt "iiiiiiiiiih au secours! prenez mon frics que je n'ai pas et mon lapin nain mais laissez-moi tranquille", lui, super calme qui y va de sa petite remarque rigolote), donc, il est détective mais ça marche pas très bien, et voilà que son ex-femme arrive pour lui annoncer qu'il a un fils, qu'il est très malade, qu'il lui faut une greffe et que le seul donneur compatible a disparu... Et le donneur compatible, kikicé? Un serial Killer bien sûr! Un affreux tueur, qu'il faut retrouver parce que sinon le petit garçon il va mourrir! Non mais, arrêtez de rire! Je vous jure que c'est vrai cette intrigue, c'est pas moi qui ait trop bu...  C'est pas tant que je veuille forcément des intrigues crédibles, mais là, c'est un peu trop pour mes pauvres neurones! Je veux dire, je peux parfois leurs demander de la mettre en veilleuse mais là, au fur et à mesure que je lisais ce truc, je les sentais me menacer de se suicider... "Quoi? me hurlaient-ils, un SEUL donneur compatible et c'est un TUEUR?" oui ah bah ,c'est sûr que ça pouvait pas être un boulanger ou un huissier de justice, sinon ce serait pas drôle, à la limite, genre un cambrioleur en cavale pourquoi pas, mais un serial killer?" "Putain le mec, il est tout seul et il va réussir à le trouver alors que le tueur, il a le FBI au cul" continuaient-ils, quand ils ont commencé à hurler que ça commençait à bien faire le bras droit top canon, que Dennis Lehanne avait déjà fait ça avec plus de talent, j'avais déjà refermeé le livre. C'est tellement mauvais que j'ai laissé tomber à la moitié du bouquin. j'ignore donc si le Héros sans peur et sans reproche aura réussi à convaincre le serial killer de sauver son fils et le pire dans tout ça c'est qu'en plus, je m'en fous... Autant dire que du coup, un polar dont vous avez absolument rien à faire du dénouement,c'est un peu dommage non? Allez on dit un grand merci au lectivore pour vous avoir fait économiser 5,60euros...

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 13:51

element r 001Du manga à la française... Oui ça laisse songeur... Jusqu'à maintenant les rares essais n'ont pas été franchement réussi, même si certain comme Pink Diary, montrait un réel talent graphique de la part de l'auteur à défaut d'un scénario transcendant. Et là malheureusement, que ce soit au niveau graphique et scénaristique, force est de constater que le manga à la française va devoir attendre un peu pour être pris au sérieux... Bon, je n'ai rien contre le manga, bien au contraire mais je n'ai jamais vraiment bien compris la raison qui pouvait pousser certains (jeunes) auteurs à tenter d'imiter le modèle nippon. S'en inspirer oui, pourquoi pas, ça donne souvent de très bonnes choses, Boulet ou Marini (directement inspiré dans ses premières oeuvres par Otomo) sont la preuve vivante que franco-belge et manga peut donner un cocktail détonnant pour peut qu'on soit capable de s'approprier l'influence sans pour autant la copier. Dans ce manga, malheureusement, ce n'est pas le cas... C'est du shônen, ni plus ni moins, ça ne renouvelle pas le genre dit de la-bonne-baston-et-le-jeune-super-nul-qui-va-devenir-super-fort, des jeunes femmes courtes vêtues dessiné en contre plongée pour avoir une vue magnifique sur les petites culottes (blanches forcément). Autant de clichés dans un seul manga ça fait un peu mal au yeux. On dirait que les auteurs ont absolument voulus coller au stéréotype du manga que toute personne ne connaissant pas le genre se met à résumer d'un air dogmatique "oui mais le manga c'est pas de la bd, et puis c'est juste de la baston avec des filles en petites culottes", ce genre de déclaration qui fait bondir tout amateur du genre, mais c'est pas avec ce type de manga qu'on va pouvoir prouver le contraire. Bon, les mecs, j'ai bien compris, vous vouliez vous éclater, faire votre manga à vous, soyons claire c'est sans doute pas le pire que j'ai lu en matière de shônen, mais comment dire? Bin justement rien, y'a rien, ni bon ni mauvais,. Ah ça! Vous avez bien avalé les trucs et astuces du manga , vous avez bien lu tout vos Naruto et pigé tout les codes graphiques de One piece, ok mais vous les recrachez tel quel, même pas digérés! Et puis graphiquement pardon, mais y'a des trucs qui donne envie au lecteur de vous renvoyer faire vos classes en cours d'anatomie parce que c'est vraiment pas brillant. Bizarre d'ailleurs car certaines planches sont tout à fait correct et d'autres, bin... On a l'impression que le dessinateur a  momontanément été remplacé par les élèves du cours de manga d'une MJC... C'est pas du boulot! C'est dans ces cas-là que j'ai une pensée émue pour pour les pauvres arbres qui ont servie à l'élaboration de ce truc, toutes ces forêts qu'on abat pour imprimer ces choses même pas bonnes, ça me désespère...element_R_1_centre.jpgelementR.gif

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 15:13

C'est l'histoire de Joe qui revient dans sa ville natale après avoir obtenu un succès monumental avec son livre qui décrivait les habitants de sa charmante bourgade comme des ploucs de la pire espèce, alors forcément l'accueil est plus que mitigé... Mais rassurez-vous à la fin, tout ira bien.  Voilà, vous avez toute l'intrigue rikiki de ce bouquin qui demeure à mon sens une des plus grosses arnaques littéraires de ces dernières années. Tous les clichés sont là: l'ex-petite amie, qui s'était marié avec un autre mais qui ô surprise, vient juste de divorcer alors que l'auteur revient... Devinez quoi? Oui! Ils se remettent ensemble, c'est bien ça! Vous êtes très fort! Le meilleur ami, gay, comme tout meilleur ami qui se respecte, esthète, comme tout bon gay de roman de gare et bien entendu séropositif (ah bah oui, il est gay, faudrait tout de même pas qu'en plus, il le vive bien...) dont la caractéristique principal sera de réconcilier notre cher Joe et sa douce amie sur son lit de mort. Rajoutez à ça un hymne hypocrite à la "vrai vie" des "vrais gens"... Snif! C'est beau comme du Marc Lévy qui se serait accouplé à Coelho (je vous laisse imaginer l'horreur consanguine). Mais vous savez le pire dans tout ça? C'est que malgré, le récit cousu de fil blanc, malgré les personnages ressemblant à des caricatures de foire de campagne et malgré une morale à la mords moi l'oeil tout droit sorti d'un horoscope de journal gratuit, j'ose à peine le dire tellement j'ai honte: je l'ai lu en entier! Oui, moi, qui repère un Musso à 35 km, moi qui ait des plaques d'urticaires à la simple évocation de l'Alchimiste et qui ne m'approche pas d'un livre de Chick lit à moins d'avoir un flingue braqué sur la tempe, pourquoi aucun de mes voyants d'habitude si sensibles, ne m'ait  mis en alerte? Pourquoi l'ai-je lu jusqu'à la dernière page sans m'arrêter? Et oui chers lecteurs, cette daube est heureusement pour elle, très efficace. Je crois que Jonathan Tropper a un don de commercial, de celui qui vous font acheter un aspirateur dont vous n'avez pas besoin et à un prix astronomique et c'est seulement quand l'enfoiré de vendeur s'est tiré en dehors de votre champs de vision, que vous venez de comprendre que vous vous êtes pris 300€ en guise de suppositoire! Ce type à fait une école de commerce avec option "comment entuber votre public et faire qu'il vous remercie après", c'est pas possible autrement! Mais, je dois avouer qu'une arnaque aussi bien faite, ça demande un certain talent, que Jonathan Tropper a, assurément. Mais bon, comme avec Monsieur Koudaré du Sénégal qui veut que vous ouvriez un compte à son nom, il faut toujours un couillon  pour se faire avoir, et là c'est moi... On m'y reprendra plus et vous non plus j'espère...

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