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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:24

Invincible1_25082005-copie-2.jpgAujourd'hui je vais vous parler d'un comics de super-héros. Alors je sais: "Quoi ces machins en collants moulants qui détruisent la moitié de l"univers d'un coup de poing pour empêcher un super vilain aussi mal habillé qu'euxet au nom chantant tel que Docteur Titanium (authentique!) de conquérir la planète?", et bien... Oui! C'est exactement ça! Je sais, je sais vous vous attendiez sans doute à ce que je vous dise que c'était super novateur et tout mais vraiment texto, Invincible c'est vraiment un comics de supers-héros des plus classiques.  Le résumé en gros: c'est l'histoire d'un jeune homme dont le père est un super héros et qui découvre à l'adolescence que lui aussi est super fort, alors on va lui filer un costume bleu jaune et noir du meilleur goût et puis il va se battre contre des supers vilains, voilà voilà (ah je vous avais prévenu hein!). Mais (bah oui y'a un mais forcément!) c'est justement là où cette bd punchy devient vraiment sympa, le scénario en effet reprend tout les poncifs et les détournent à son avantage. Faut dire aussi que l'auteur de ce comics n'est autre que Kirkman, qu'on ne présente plus? Si allez, quand même! Rapidos:c'est le papa de Walking Dead, ça y'est vous le remettez? Bon pas de morts-vivants ici, pas d'histoire glauque ni de meurtres sanguinolents (quoique...), ni de noir et blanc, on est dans l'univers pop du comics grand public, parfois du coup ça flashe un peu niveau couleur mais bon, c'est le cahier des charges qui veut ça. Mais comme c'est Kirkman aux commandes, les personnages ne seront pas caricaturaux, le scénario va s'étoffer sacrément au fur et à mesure de l'histoire et les clins d'oeil malins foisonneront pour que les amateurs du genre y trouve autant leurs comptes que les néophytes. Après comme c'est Kirkman, vous attendez pas non plus à un truc où c'est toujours comique (même si y'a vraiment des scènes fandardes), y'a un bon fond de noirceur qui empêche cette bd de devenir totalement parodique, mais du coup on finit vraiment par être accroc là où un comics purement humoristique aurait montré ses faiblesses dès le deuxième tome. Du coup, comme avec Walking dead, on se surprend à dévorer cette histoire de super héros avec un plaisir non feint et à lorgner sur la suite. Très fort M. Kirkman, très fort! Comme d'hab' quoi!  Un bémol cependant, le dessin un peu bancal des sieurs Ottley et Crabtree dessert un peu l'histoire. Mais bon, je n'ai lu que les 2 premiers tomes, ça s'arrange peut être un peu par la suite.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 15:16

 

51Cqmzj4c3L SL500 AA300Imaginez, vous êtes tranquille chez vous et une ancienne copine de classe vous appelle pour vous mettre au courant d'un fait divers horrible:on vient en effet de retrouver des cadavres amoncelés dans un appartement, le tueur aurait non seulement assassiné mais également démembré et sans doute mangé une partie de ses victimes. Mais le plus troublant dans cette affaire, outre le sordide monstrueux , c'est que le tueur présumé n'est autre qu'un de vos anciens camarades de classe! C'est exactement ce qui est arrivé à l'auteur de ce roman graphique aussi glaçant que fascinant. Derf Backderf était en effet le camarade de lycée de Jeffrey Dahmer, un des plus célèbres et des plus terribles tueur en série du XXeme siècle aux Etats-Unis, nécrophile, sadique et déterminé, il tua pas moins de 17 jeunes hommes entre la fin des années 70 et 1991 l'année de sa capture. Devant l'horreur des faits, l'auteur s'interroge. Aurait-il pû faire quelque chose? Y'avait-il des signes avant coureur?. Et les profs, les élèves, ses parents? Pourquoi personne n'a rien vu? A la manière d'un détective, Derk Backderf remonte les faits, traque ses souvenirs et ceux de ses condisciples de l'époque pour comprendre pourquoi? Mais c'est bien le pire dans cette histoire, il n'y a pas de "pourquoi"? Plutôt une multitude de facteurs sans doute pas forcément déterminants mais qui aboutisse à cette horreur brute. Pas de responsable ici, l'auteur a l'intelligence de ne pas pointer un doigtaccusateur sur les causes, il ne cherche pas à dédouaner non plus Dahmer de ces faits atroces, il cherche jute à comprendre ce qui a bien pû se passer pour en arriver là.  L'auteur évite également le piège du voyeurisme et du sensationnalisme propre à ce genre d'histoire, tout est suggéré et analysé, comme il le dit à plusieurs reprises, il n'est pas dans la tête de Dahmer, il ne peut que se contenter des faits et en faire sa propre version. . On découvrira donc la jeunesse de Dahmer, grand bonhomme un peu étrange (mais pas plus que d'autres), à l'humour bizarre, ses camarades de lycée qui l'ostracise peu à peu sentant confusément qu'il y a quelque chose de louche chez ce grand dadais à lunettes qui pue la bibine du matin au soir (il tentait en effet de noyer ses pulsions morbides dans l'alcool), la passivité des profs devant un élève toujours saoul, et les parents de Dahmer, engoncés dans leurs propres problèmes et incapables de voir que leur enfant se débat avec des démons inimaginables. Tout cela a pû peut-être aboutir à cette horreur, ou peut être pas? Que peux t-on savoir ou faire dans ces cas là? Une enquête glaçante, fascinante qui laisse un goût amer mais un bel ouvrage assurément qui vous hantera longtemps après l'avoir refermé.

 

Dahmer-extrait

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 11:35

Couv_183649.jpgBizarre histoire que celle-là, jugez plutôt: c'est l'histoire d'un homme amnésique et insomniaque qui arrive dans une ville indéterminée où les gens s'endorment pour un oui pour un non. Au milieu d'une conversation, d'un procès ou d'une poursuite, paf! Ils s'endorment tous. La raison? La présence d'une jeune femme, atteinte d'une drôle de malédiction, celui de faire dormir tout le monde autour d'elle.  Sauf le dit jeune homme justement, et ça elle en est plutôt contente parce que c'est fou ce qu'elle s'ennuie toute seule avec tous ces gens qui dorment. Fantasque d'ailleurs la donzelle! Il faut dire qu'elle ne doit son éducation qu'à la lecture des livres qui jonche sa hutte, vu que personne ne l'a vraiment élevée à cause de son pouvoir. Mais le héros, qui se souvient à peine de son nom, cache visiblement un lourd secret, qui est par exemple cette jeune femme qui le regarde tendrement les rares fois où il ferme les yeux, ou encore cette ombre menaçante qui le suit partout? Le dessin de Jonathan Munoz oscille entre caricature et réalisme, entre sommeil et réalité, entre rêve et cauchemar. Le dénouement, aussi pathétique qu'emprunt d'espoir laisse un goût doux amer assez agréable. Une jolie BD poétique. On pourra toujours regretter une utilisation un peu trop systématique de photoshop et de ses effets lumière, mais ça c'est vraiment si on veut chipoter (ce qui est votre droit le plus strict).

 

 

 

images-dormants.jpg

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 16:27

beaute-tome-1-desirs-exauces-editions-dupuis-L-1Su0N8.jpgJ'ai déjà parlé ici de mon amour pour le trait faussement mignon et naïf de Kerascoët, de sa propension à se coller dans des histoires noires et fascinantes et ça va pas s'arranger avec Beauté. Bienvenu dans un VRAI conte de fées, je veux dire, les contes de Grimm et de Perrault avant qu'ils ne soient cul-cul-iser (non ça n'existe pas mais je fais de ce je veux) par Disney and Co. On retrouve dans ces deux albums (le troisième est en préparation et bon sang que j'ai hâte de découvrir la fin!), le charme vénéneux des contes de notre enfance, point de beaux princes et de belles princesses qui chantent des niaiseries sous le ciel azur ici, non, là ce sera un conte bien noir et bien dérangeant comme on les aimait au coin du feu pour faire frissonner dans les chaumières (parce que je sais pas si vous connaissez la version original de Cendrillon, Blanche neige et compagnie mais mes amis, c'était pas piqué des vers niveau violence et perversion). Dans des couleurs superbes et des dessins en apparence si mignons tout pleins (mais on est pas dupes en tout cas, pour ceux qui comme moi ont prit la claque de "Miss pas touche" en pleine gueule), Kerascoët et Hubert nous racontent l'histoire de Morue, jeune poissonnière peu gâtée par la nature dans un trou perdu où elle écaille des poissons à longueur de journée et essuie les quolibets de tous les péquenauds du coin. Un jour où, malheureuse comme les pierres, elle se penche sur un crapaud, des larmes d'amertume coulent sur la vile créature et surprise! Le dit crapaud n'était autre que Mab, une fée touchée par un horrible sortilège d'où seuls des larmes de pitié pouvait rompre le charme. Aussitôt libérée, Meg propose de réaliser le voeu le plus cher de Morue, devenir belle! Mais attention, Mab n'a pas le pouvoir de rendre belle mais juste d'en donner l'illusion. Désormais Morue s'appelera Beauté et sera l'incarnation vivante de l'idéal féminin. Là on serait chez Disney, elle rencontrerait alors son prince charmant et ils s'en iraient en chantonnant dans le soleil couchant sous les piou-pious des oiseaux bleus (brrrrrrrr....), heureusement on est pas au pays de la souris américaine, et vous pensez bien que ça va rapidement tourner en eau de boudin cette affaire. Parce que Beauté est si belle, que les hommes à ses côtés en deviennent fous et les femmes hystériques et que Morue, même belle n'en est pas plus intelligente et sans se rendre compte du mal qu'elle va semer, va se faire manipuler par celles qui auront bien compris à quelle fin peut servir cette arme de perfection, et que Mab est une fée certes mais sacrément langue de vipère aussi dans son genre.

Voilà donc l'histoire de Beauté, celle qui était si belle et si idiote qu'elle sema le chaos autour d'elle. Grâce au trait somptueux de Kerascoët, et des personnages bien campés, (mention spéciale à Claudine, la soeur acariâtre du roi) vous n'aurez aucun mal à succomber au charme vénéneux de ce conte pour enfants pas sages. Du bien bel ouvrage!

 

Kerascoet-Hubert-Beaute_-Extrait-mai2011.jpg

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:00

9782205070194-couv-I400x523Alors je sais vous allez me dire "Fantômas? Le truc qui passe chaque été sur France 3 entre deux épisodes de "plus belle la vie " avec de Funès dans un de ses plus mauvais rôles?", oui oui, ne niez pas, je me disais exactement la même chose. Autant dire que j'étais moyennement motive à l'idée d'ouvrir ce machin que je croyais être un hommage potache au film éponyme. Mais vous avez dû remarquer que j'ai mis "croyais" donc vous imaginez bien que c'est pas du tout ce qu'il s'est passé, et c'est vrai les amis, bon sang quelle claque! En fait cet album est un hommage certes, mais plutôt aux romans d'origines qui ont fait frissonner la France entière en 1910 et 1911. Le cinéma s'est vite emparé de la chose (comme quoi le truc de "y'a un succès littéraire vite vite faisons un film n'est pas nouveau) et c'est maintenant sous sa forme cinématographique que le public se souvientdu premier "super vilain" de l'histoire. Car oui, Fantômas est le premier "super Héros" masqué (à ce propos lisez la préface qui apporte un éclairage très intéressant sur la genèse du personnage) et il semblerait que les héros masqués des premiers comics furent en réalité crées d'après ce personnage insaisissable. Donc, oubliez le masque bleu moche de la version avec De Funès, oubliez les gags potaches et plongez dans cette BD avec le frisson qu'ont dû sans doute ressentir les premiers lecteurs de ce feuilleton. Car ici, nous sommes dans le gothique flamboyant, l'horreur grand guignol et la fascination macabre. Sous le trait magnifique de Julie Rocheleau, Fantômas reprend vie après avoir été décapité pour ses innombrables crimes. Et sa vengeance sera sanglante et sans pitié. On retrouve dans cet ouvrage le rythme haletant des feuilletons qui paraissaient dans les journaux, il fallait maintenir les spectateurs en haleine pour les pousser à acheter le nouveau numéro, et là, force est de constater que ça marche toujours, je trépigne en espérant le tome 2. Quelques esprits chagrins pourront signaler que tout cela paraît bien désuet dans la forme et que les meurtres grands guignols et sanglants ont un côté un peu ridicules, c'est vrai mais enfin c'est aussi ce qui fait le charme de cette album qui retrace à merveille le Paris des années d'avant guerre, ses bas fonds glauques et ses coupes gorges mal famés. Fantômas retrouve ici ses couleurs d'antan, anarchiste  violent, cynique et cruel, il fascine autant qu'il révulse et l'inspecteur Juve, héros sans peur et sans reproche qui a ici trouvé un adversaire à sa mesure, est bien loin du grimaçant hystérique de la version des années 60. Un très bel hommage doublé d'une très bonne BD, que demander de plus?album-page-large-18537.jpg

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 11:39

Un-peu-de-bois-et-dacier-e1347376824902Alors c'est l'histoire d'un banc, c'est en noir et blanc et c'est muet. Voilà voilà, là tout de suite je vous sens vachement emballé, si si, ne le niez pas! Bin quoi? Vous pensez que ce n'est pas sexy comme sujet une bd de 200 pages qui parlerait d'un banc et tout muet? Hé bien, vous auriez tort messieurs-dames, permettez moi de vous le dire! Parce que c'est là où on reconnait un véritable artiste (et Chabouté en est un indubitablement), c'est cette capacité à vous parler d'un sujet aussi banal et le rendre passionnant. Dans cette BD toute en finesse et tendresse, l'auteur nous raconte l'histoire de ce banc donc, en bois et acier comme le titre l'indique, banal et perdu au fond d'un parc anonyme, comme on en voit des centaines d'autres et de ses divers usagers tous aussi banals et anonymes: un couple de petits vieux qui mangent des pâtisseries, le clodo du coin qui tente d'y dormir malgré les invectives du policier du quartier, un jeune homme à qui on a posé un lapin, un homme et son livre, une femme à l'allure triste, un jogger, quoi de plus banal en somme? Et puis peu à peu, on suit leurs aventures personnels au fil du temps qui passe sur ce banc, et la banalité se transforme en mélancolie quand le vieil homme du couple du début se retrouve seul à manger ses pâtisseries, joyeux quand le jeune homme au lapin propose son bouquet de fleurs à la jeune femme triste et son foulard qui cache son crâne nu. Et voilà que tout ces anonymes ne sont plus banals du tout, on se prend à suivre leurs histoires muettes et touchantes. Jamais mièvre plein de joie et de tristesse, la vie de ces personnages finalement pas si ordinaires finit par nous passioner. Cette BD est la touchante aventure du commun racontée dans un noir et blanc somptueux, sans sensiblerie mais avec un réel amour du genre humain. Ca fait du bien en ces temps de grisailles et de crise, alors que puis je vous dire d'autre si ce n'est de lire ce joli hommage à la banalité poétique du quotidien?

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 13:15

album-cover-large-17961-copie-1.jpgHabituellement je ne suis pas fan des adaptations de livre en BD, tour à tour trop scolaire ou trop fidèle. De plus,je n'aime pas me faire imposer des personnages à ceux que j'avais créer dans ma tête. Pourtant force est de constater que l'adaptation BD des romans a le vent en poupe, entre la collaboration de Rivages et Casterman, Delcourt et ses adaptation de l'ïle au trésor ou des Hauts de Hurlevent (le chouchou des professeurs de littérature), même Librio s'y est collé avec une adaptation d de "Parole de poilus". Je disais donc qu'en règle général, l'exercice me laisse froid, mais là faut reconnaître que c'est du très bon boulot! A cause du dessin déjà, expressif et efficace et puis surtout parce Riff Reb's ne se contente pas de faire une adaptation littérale de l'oeuvre de Jack London (parce que c'est de lui qu'il s'agit), au contraire, il s'en inspire pour nous apporter un récit inédit et envoûtant. L'histoire est celle d'un jeune blanc-bec du nom de Humphrey Van Weyden, spécialiste d'Edgar Allan Poe, embarqué pour une croisière qui s'annonçait pourtant tranquille mais qui se transformera en cauchemar maritime. Après le naufrage de son paquebot, ce dernier est recueilli par un bateau phoquier au large du Japon. Sur ce navire brinquebalant, notre narrateur ne tardera pas à faire la connaissance du terrible Loup Larsen, capitaine aussi craint que haïe par son équipage. Sans demander son avis à notre héros, le charismatique personnage va l'enrôler de force dans les cuisines du navire. Pas question de refuser pour Humphrey, coincé en pleine mer, il n'a aucune échappatoire. La vie sur ce bateau va se transformer peu à peu en huit clos angoissant, les marins étant eux même prisonnier de cet étrange cargo bien-nommé "Le fantôme". Tout les déserteurs qui tentent de s'en échapper au moyen des frêles canaux de sauvetage, sont impitoyablement abattus. La haine envers le capitaine gonfle peu à peu mais même une mutinerie en pleine nuit n'aura raison du diable d'homme. Car c'est bien du diable qu'il semble s'agir, Loup Larsen est invincible, nihiliste, violent mais également lettré et charmeur et il provoque une haine aussi grande que la fascination qu'il inspire. Et le jeune Humphrey en fera les frais. Chaque chapitre contient un code couleur, cela peut un peu dérouter au départ mais force est de constater que ça fonctionne finalement à merveille. Cette oeuvre romanesque contient aussi des vrais morceaux de réflexions sur le genre humain, considéré par le Loup des mers de l'histoire comme "un animal médiocre [qui] sans l'apparition de la conscience aurait disparu de la planète depuis bien longtemps, mais le prix à payer c'est la conscience de sa propre mort et c'est lourd". Je vous laisse méditer sur ça, je ramasse les copies dans deux heures.

 album-page-large-17961-copie-1

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 10:49

34442010.giftamaradrewecouv-3Ah bah c'est pas trop tôt bon sang de bois! (Oui je commence mon article en râlant, je suis comme ça moi) 4 ans! 4ans que les excellentes BD de Posy Simmonds étaient en réimpressions, ils auront mis le temps chez Denoël! Donc aujourd'hui, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas découvrir l'univers caustique et délicat de cette excellente dessinatrice de BD anglaise. Son nom ne vous dis peut-être rien mais si je vous parle du mini short de Tamara... A défaut d'avoir vu le film de Frears (excellent soit dit en passant) vous avez sans doute, pour les lecteurs mâles les plus hétéros du moins, dû vous arrêtez un peu devant l'affiche mettant en scène cette superbe brunette:tamara-drewe-tamara-drewe-2010-1-g 

Les autres (comme moi en l'occurrence) auront sans doute pensé comme un des narrateurs de cette histoire, la débonnaire et cocue Beth Hardiman  "Bon sang elle va se taper une de ces mycoses avec un short pareil!". Donc, au moins, vous voyez vaguement de quoi je veux parler. Posy Simmonds est anglaise et n'a pas son pareil pour dresser des portraits à la fois grinçants et tendres, avec un humour des plus pinces-sans-rires (anglais quoi). Elle crée des personnages complexes et complexés, à l'instar de la fameuse Tamara Drewe, croqueuse d'homme mais cherchant par dessus tout à être heureuse tout en semant la discorde, pas méchante au fond, mais totalement paumé malgré son apparente assurance, ou encore le narrateur de son autre oeuvre éponyme Gemma Bovery, le gros et sympathique Raymond Joubert, boulanger de son état et fasciné par cette jeune anglaise au nom si évocateur, persuadé qu'elle va suivre le funeste destin de l'héroïne avec qui elle partage le nom. L'univers de Posy Simmonds se passe essentiellement dans la campagne, anglaise pour Tamara et française pour Gemma. C'est dans cette ambiance calme et feutrée que se nouent les drames, les mesquineries et les racontars. L'auteure dresse des portraits superbes d'une galerie de  personnages tour à tour pathétiques et touchants,  ils forment  tous des héros profondément humains, tout en névroses, en questionnements et en drôleries. Caustique je le disais mais pas seulement, Posy Simmonds nous rends ses héros très touchants car profondément proches de nous, à la fois dans leurs mesquineries mais aussi dans leurs gentillesse non feintes. A mi-chemin entre le roman, (il y a de nombreux passages écrits) et la bande dessinée, avec un trait fin et élégant, l'auteure a imposé son style unique dans le paysage du 9 eme art et est en passe de devenir un classique (enfin tant que Denoël le réédite régulièrement...).

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:55

vinland-001.jpgAh la belle série que voilà! Oui je sais, pour ceux qui conaissent, vous allez me dire que ça sent un peu la naphtaline mon truc, vu que ça date déjà de 2009, et qu'au regard du monde de l'édition, surtout celle du manga et de ses 30 et quelques nouveautés par semaine, autant dire que ça date de mathusalem. C'est vrai, mais je vous rappelerais que les bonnes choses, ça ne se démode pas et qu'on ne parle pas assez de cette excellente mangaka qu'est Makoto Yukimura, de ses personnages complexes, de ses dessins précis et de son sens du rythme qui fait d'elle une exceptionnelle raconteuse d'histoire. En plus comme je ne peux pas parler de son autre et géniale série "Planètes" vu que le premier tome est épuisé (merci qui? Merci panini! je me demande si je ne préférais pas quand ils se contentaient d'éditer des vignettes autocollantes...), je me sens donc obligé de faire un petit focus sur cette saga du grand nord. Parce que oui, si vous ne en doutiez pas, cette série se passe dans le XI e siècle après Jésus Christ, en plein milieu de la nation viking. Les guerres de territoire font rages entre le Normann et le royaume franc, le catholicisme commence peu à peu à convertir de plus en plus d'adeptes et les différents rois se tirent la bourre pour obtenir les pleins pouvoirs. Bref un joyeux bordel! Dans les multiples factions qui composent ces batailles, nous allons nous retrouver au sein de la terrible bande d'Askelaad, mercenaire cynique et sanguinaire, et plus précisément aux côtés du jeune Thorfinn  qui sert de bouclier et qu'on envoie au casse-pipe en premier pour ouvrir la marche. Et il sait s'y prendre le coco, mutique et froid comme les lames qu'il manie à la perfection, c'est un guerrier hors pair et sans merci. Mais Thorfir n'est pas là pour la gloire ou l'or, il n'a qu'une idée en tête: tuer Askelaad pour accomplir sa vengeance, ce dernier ayant tué son père lors d'un duel. Encore une histoire de vengeance, me direz-vous? Non mais là, je ne vous ai donné que les prémices de l'histoire mes chers amis et croyez moi, ce qui commençait comme une histoire assez banale va s'étoffer, aller dans les arcanes du pouvoir sans oublier pour autant les combats épiques et la vie des vikings. Mais surtout, la grande force de l'auteur, ce sont ses personnages, travaillés, complexes, tour à tour monstrueux et humains, on finit par s'attacher à leur vie et à dire vrai, ça faisait depuis Le trône de fer, que je n'avait pas vu des personnages aussi travaillés. Le plus impressionnant de ces personnages étant le fameux Askelaad, cynique, violent mais également d'une étrange droiture, on ne peut qu'être fasciné par cet anti-héros complexe. Le jeune Thorfinn est également bien complexe,  son évolution sera plus lente mais apportera un rebondissement final très inattendu. D'autre personnages aussi passionnants rentreront dans la danse au fur et à mesure des tomes, notamment le jeune Knut, prince héritier fragile et naïf, qui devra faire de sacrées atteintes à la morale pour obtenir le pouvoir... La série est terminé et fait 10 tomes, ça a l'avantage que vous n'aurez pas à vous rongez les ongles en attendant de savoir la fin mais par contre, vous le constaterez sans doute comme moi,  10 tomes c'est sacrément court pour une histoire pareille et qu'on aurait bien voulu continuer l'aventure 10 tomes de plus.

 

Erratum: On me souffle à l'oreille qu'en réalité un 11eme tome serait en préparation, j'en trépigne d'avance...

 

 

 

 

 

 

vinland-saga-1

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 17:31

Couv 75839Y'a des mecs qui savent dessiner, qui ,en deux coups de cuillères à pot, te font baver d'envie et de haine face à leur talent, y'a des mecs qui savent faire des p... de découpages de planches, qui arrivent à rendre le récit à la fois palpitant et lisible, que tu admires parce qu'ils savent te rendre accrocs, y'a des mecs qui savent te pondre un scénario qui tient la route avec des rebondissements de oufs et des personnages travaillés, et puis y'a les mecs qui savent faire tout ça en même temps et ceux là tu les déteste au plus haut point parce que être talentueux à ce point là c'est pas juste... En vrac, y'a Fred (à qui je voue un culte particulier), Emile Bravo, Boulet, et puis maintenant, je me dois de rajouter Florent Maudoux, parce que, les copains c'est pas pour dire, mais ce gars il envoie du lourd (certains mauvais coucheurs me diront "Maaaaiiiis... (les mauvais coucheurs aiment bien bêler)" t'as oublié Loisel! Bilal..." et j'en passe, oui mais les amis, c'est MON blog alors c'est MOI qui décide),  Ce Florent Maudoux disais-je avant d'être interrompu par des parenthèses inoportunes, est un sacré auteur! Son dessin, déjà: enfin un type capable d'intégrer les codes mangas et les fusionner avec art et talent au style franco belge et qui prouve que ça peut marcher du tonnerre, c'est pas qu'il maîtrise le mec, il est la maîtrise même; le dessin, qu'il soit en couleur ou en noir et blanc est d'une précision exceptionnelle. Je parlais également du cadrage, cinématographique le cadrage de ses bds! Surtout dans les scènes d'actions (et il y'en a beaucoup dans cette série) c'est un véritable régal, pas de perte de rythme, pas de temps mort et une lisibilité parfaite. Quand au scénario et aux personnages, mazette, fallait les inventer! Le spitch en deux mot, c'est la rentrée des classes à la Freak squeele academy, academy de supers-héros de seconde zone, nous suivrons dans cette étrange école, les pérégrinations de Xiong Mao, jeune italo-chinoise, aux multiples talents, Chance, grande gigue cornus gaffeuse comme pas deux mais à l'intelligence bien plus affutée qu'on ne pourrait le douter au premier abord et Ombre, un loup-garou massif et adepte des peluches. Ca bien sûr c'est que le début, et admettons-le, le premier tome est somme toute assez basique dans son histoire, mais dès qu'on arrive au deuxième tome, là accrochez-vous car les personnages, très caricaturaux au début, vont gagner en épaisseur et le scénario s'étoffer grandement et il y a des trucs pas net du tout dans cette école je vous prie de le croire. A la fois drôle et très référencé (les amateurs de série B, de comics et de manga apprécieront), le scénario se complexifie au fil des tomes sans perdre de sa clarté pour autant. Que vous dire de plus? Non rien, c'est juste vachement bien et ça fait du bien de lire du bon fantastique qui tient la route, chapeau M'sieur Maudoux! Seule ombre au tableau, que la maison d'édition (pour de basse raison mercantile avouons-le) se sont mis à éditer des éditions couleurs qui reprennent la première édition noir et blanc mais bien entendu; plus court au niveau page, histoire de bien faire dépenser  les gogos! En gros, pour une édition noir et blanc, il faut en acheter trois en couleur pour avoir le tome complet, c'est assez bas comme technique et ça m'agace sacrément. Un conseil donc: contentez vous de la première édition en noir et blanc, vous aurez quand même la possibilité de voir de très belles pages couleurs à l'intérieur, vu que certains chapitres sont colorisés et ça vous reviendra moins cher.

 

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