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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 14:29

imagesegolf.jpegLe temps est venu de tuer le veau gras et d'armer les justes. Tel est le titre complet de cet ouvrage qui figure encore à ce jour dans la liste de mes dix ouvrages qu'en cas de naufrage sur une île déserte j'emporterais avec moi, ou en cas d'apocalypse nucléaire comme c'est le plus probable en ces temps troublés. L'auteur originaire de Pennsylvanie avait 24 ans lorsqu'il écrivit ce chefs-d'oeuvres et les 70 maisons d'éditions américaines qui refusèrent son récit sont passés à coté d'un des ouvrages du XXeme siecle. On aurait pu être jaloux de ce talent précoce si le dit auteur ne s'était suicidé en 2005. Cette oeuvre fut parfois comparé à un autre chefs d'oeuvre de la littérature américaine, d'un autre jeune prodige, (suicidé lui aussi tiens, comme quoi, talent et dépression...) La conjuration des imbéciles de Kennedy Toole, qu'on ne présente plus (et que si vous ne l'avez pas encore ouvert c'est une honte). Bon alors l'histoire pourrait se résumer à ceci: si vous naissez intelligent à Ploucville où la population doit plafonner à 45 de QI et encore en cumulant les scores, vous êtes prodigieusement mal barré. Et c'est ce qui arrive au pauvre John, qui naît au fin fond d'une amérique raciste, homophobe et supertitieuse. Son père, mort dans un ridicule accident et sa mère happée par les harpies bigottes du village, ne peuvent guère l'aider à se forger une éducation, alors il se construira tout seul, envers et contre tous, cristalisant autour de lui toute la haine des paysans bornés qui l'entoure. Bien décidé à reconstruire la ferme familiale laissé à l'abandon, le jeune John va en voir de toute les couleurs, mais il sait se défendre, et je vous garantie que sa défense ne sera pas piqué des vers. Dans un style nerveux, sans aucun dialogue mais avec un humour féroce,l'auteur décrit comme personne ce ramassis de ploucs écrasés de chaleurs,  de poussière et de bêtise crasse, ceux là même que l'auteur a dû cotoyer et qui l'avait faire fuir pour se réfugier à Paris. Il dresse un roman foisonnant, féroce et terriblement humain qui colle à la peau longtemps après avoir été refermé. On dit que l'humour est la politesse du desespoir, ça ne s'est jamais autant vérifié qu'ici...

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